Vous êtes hors ligne

En attente de reconnexion

Surmonter la crise grâce à la résilience organisationnelle

C’est un fait, la crise du Covid-19 a profondément remis en cause notre modèle de société. Elle a nécessité une réorganisation presque immédiate du travail, une prise de position rapide de la direction et un leadership fort pour engager les collaborateurs et assurer la pérennité de l’entreprise.

Elle a montré les limites de certaines entreprises dont le quotidien a été remis drastiquement en question. Face à elles, d’autres entreprises ont su surfer sur la crise, adapter leur activité, leur organisation, leur management. Quel est leur secret ? Pour parler de cette capacité à faire face à une épreuve et à la surmonter en dépit de conditions défavorables : il existe le concept de la résilience organisationnelle.

Image à la Une de l'article: Surmonter la crise grâce à la résilience organisationnelle

Deux conséquences sont possibles en situation de crise : l'effondrement ou la résilience. On pourrait résumer la résilience organisationnelle à la métaphore du bateau qui navigue en pleine tempête. Il s'agit d'avoir la capacité à affronter les turbulences, les chocs, à garder le cap. Mais aussi, la capacité à se réinventer, à s'actualiser, afin de transformer la menace en opportunité.

La résilience organisationnelle est une approche préventive des risques : elle consiste à se préparer à l'impensable, à construire un mental collectif qui accepte l'échec et qui est prêt à rebondir. Il s'agit d'un processus qui s'inscrit dans le temps et se déroule en plusieurs étapes.

Les 3 temps de la résilience organisationnelle


1. Absorber le choc

A la suite d'une crise, l'entreprise va être capable - en s'appuyant sur ses connaissances, expériences et valeurs propres - d'analyser, interpréter et de donner un sens à la situation vécue. Elle saura ensuite utiliser ses ressources (financières, stratégiques et humaines) pour se protéger le plus possible des effets de la crise.

2. Se renouveler

Le choc ne peut pas être correctement absorbé sans un renouvellement. Il s'agira donc ensuite de rechercher de nouvelles opportunités au-delà des capacités actuelles.

On a notamment vu certaines entreprises faire preuve d'imagination pour trouver des solutions à la crise du Covid-19 avec la création de masques, de gels hydroalcooliques…

3. Apprendre de la crise

Dans un dernier temps, il est opportun de remettre en question les pratiques de l'entreprise, de faire un état des lieux afin d'apprendre de la crise. Le but est d'identifier les limites qui ont été mises en exergue, afin de se réinventer à moyen et long terme. Cela dans le but de pouvoir affronter une éventuelle prochaine crise et d'en absorber le choc plus facilement.

Comment développer la résilience de son organisation ?


Soutenir les équipes

Le début d'une crise, comme l'annonce des mesures de confinement en France, crée un état de choc à tous les niveaux de l'entreprise : collaborateurs, managers, dirigeants, chacun a dû faire le deuil de son quotidien et faire face à la réalité. Cet état de choc est défini comme "une rupture qui se dessine au sein de l'organisation créant pour les individus un chaos porteur d'une perte de sens."

Cette perte de sens se manifeste souvent par une crise identitaire. Durant la période de confinement, certains on pu ressentir une crise d'identité professionnelle par exemple, avec une remise en question de leur trajectoire professionnelle et de leur perception de l'avenir. D'autres ont surtout connu une crise identitaire individuelle, ou encore une crise dans l'identification à leur entreprise.

Dans de telles conditions, la solidarité et le soutien sont primordiaux pour maintenir la motivation de tous et recréer un sentiment d'appartenance à l'entreprise. Créer du lien entre les équipes dispersées, faire preuve de bienveillance, d'empathie… C'est grâce à leur attitude envers leurs équipes que les managers pourront surmonter la crise, tout en renforçant le lien avec et entre les collaborateurs.

Définir rapidement de nouvelles règles

Rapidement, il est essentiel de diffuser de nouvelles règles, pour permettre à chacun de se réorganiser. Ces nouvelles orientations données sur l'instant, à court terme, doivent s'inspirer de valeurs humaines, être claires et pertinentes. Elle permettent de donner un sens à la crise et d'encadrer les collaborateurs dans un contexte d'incertitude afin de faire face à l'adversité.

Il faudra faire preuve d'imagination et d'agilité pour modifier les pratiques et les règles existantes. Il est également nécessaire de s'assurer que les nouvelles règles ont été comprises par tous.

Communiquer sur l'avenir

Comme expliqué précédemment, l'état de choc des collaborateurs peut mener à une crise identitaire, et notamment à une crise de sens.

Face à un événement traumatique, il n'est pas rare d'être amené à repenser sa vie et le sens qu'on lui donne. C'est pourquoi, une fois les orientations à court terme diffusées, il sera temps de réfléchir aux orientations que l'on souhaite donner à plus à long terme.

Il s'agira d'entrer dans le troisième temps de la résilience, en tirant des apprentissages de la crise. Il faudra alors communiquer sur les perspectives d'avenir, en mettant en avant l'importance du travail de chacun, afin que tous les membres de l'entreprise aient conscience du sens et de l'impact de leur travail.

Le toxic handler : un acteur essentiel pour surmonter la crise

En période de crise, on identifie plusieurs types de personnalité en entreprise. L'une d'entre elle joue un rôle essentiel dans la résilience organisationnelle : le toxic handler.

Le toxic handler est un élément que l'on retrouve dans toutes les strates de l'organisation et qui est capable de faire preuve d'écoute et d'empathie afin de rassurer ses collègues. Il bénéficie aussi de qualités de leadership, un refus de la passivité et des jeux de pouvoir. Ces personnalités vont considérer le changement comme une opportunité et, grâce à leur pouvoir d'influence, vont accompagner leurs collègues dans la nouvelle réalité post-crise.

Les entreprises ont donc tout intérêt à se donner les moyens de détecter les toxic handlers dans leurs rangs et à développer une culture organisationnelle qui leur laisse la place de s'épanouir et de jouer pleinement leur rôle en cas de crise.



Trouver le job de mes rêves

Je recrute un jeune talent

🚀 Partager l'article :