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Le tour du monde des startups d'Adrien Rivoallan

Le tour du monde des startups d'Adrien Rivoallan

Cette semaine, nous avons eu le plaisir de rencontrer Adrien Rivoallan, étudiant à l'EM Lyon, qui vient de rentrer d'un tour de monde ! En effet, Adrien et ses amis sont partis plusieurs mois à la rencontre d'entrepreneurs aux quatre coins du monde. Il nous a raconté cette expérience riche en découvertes entrepreneuriales :-)

C’est quoi l’Odyssé Start-up?

L’Odyssée Startup c’est l’aventure de 3 potes passionnés d’entrepreneuriat et de voyages qui ont décidé de partir faire le tour du monde pendant 5 mois ! Nous sommes partis dans le cadre du W Project, une plateforme en ligne qui propose gratuitement des centaines de portraits d’entrepreneurs français à l’étranger, des reportages écosystèmes, des fiches pays et bien plus encore pour donner un maximum d’informations aux français qui souhaitent créer leur entreprise à l’étranger. W Project est une association qui a été créée il y a 6 ans et qui envoie chaque année des groupes d’étudiants faire le tour du monde pour rencontrer ces startupers et enrichir sa plateforme (wproject.fr).

Comment avez-vous monté le projet ?

Tout a commencé en octobre 2017. Justine a rencontré le président du W Project pendant un « apéro startup » à Paris. Ils se sont bien entendus et il lui a présenté le projet. Elle a directement accroché et en a parlé à Guillaume qui m’en a ensuite parlé : l’équipe était montée. Pour moi qui suis à la fois un passionné de vidéos et de startups : c’était le stage parfait ! On a d’abord sélectionné les pays dans lesquels on souhaitait partir, puis est venu l’étape la plus importante (et la plus difficile) : démarcher des sponsors ! On a passé des mois à prospecter pour enfin boucler notre budget et réserver les billets d’avion. Le 19 juin on décollait pour Los Angeles !

Comment s’est passé la sélection des pays ?

On a d’abord ciblé les principaux écosystèmes startup mondiaux comme la Californie, le Chili, l’Australie, Singapour … Ensuite on a voulu aller voir ce qui se passait dans des pays en voie de développement comme la Colombie, la Malaisie, etc … Enfin il a fallu prendre un dernier critère en compte : le temps. Quand tu pars pendant 5 mois avec seulement une valise, tu ne peux pas te permettre de prendre de quoi survivre à 4 saisons différentes, on a donc fait en sorte qu’il fasse à peu près le même temps dans chaque pays où on allait. Après plusieurs semaines de brainstorming on a déterminé à la liste suivante : Etats-Unis, Mexique, Colombie, Chili, Australie, Singapour, Malaisie, Hong Kong, Emirats Arabes Unis, Turquie.

Qui avez-vous rencontré ?

Le but de notre voyage était d’aller interviewer des entrepreneurs français à l’étranger, c’est donc vers les entrepreneurs « cocoricos » que nous avons concentré nos efforts sur ces 5 mois de tour du monde. On a également rencontré des directeurs d’incubateur, des gérants de fond d’investissement, des patrons de PME, les chambres de commerce, business France… On a réalisé en tout pas moins de 62 interviews !

Quel est selon toi, le point commun de tous ces entrepreneurs ?

Tous les entrepreneurs que l’on a rencontrés sont différents, ils ont tous vécu une histoire unique qui les a incités à créer leur entreprise. C’est peut-être ça leur point commun : on ne nait pas entrepreneur, on le devient. C’est notre parcours, nos expériences, nos rencontres, notre histoire qui nous pousse vers l‘entrepreneuriat. Bon bien sûr après avoir rencontré plus de 50 startupers différents on repère certains points communs. D’abord ils se lancent toujours dans l’aventure pour répondre à un problème, un besoin : quelque chose qui les interpelle ou qui les dérange dans la vie quotidienne aussi bien que dans la vie professionnelle. Ces startupers ne veulent pas juste payer leurs factures ; comme le disait un de nos interviewés ils veulent « make the world a better place ». Un autre point commun, tous ces entrepreneurs sont des passionnés, et c’est cette passion qui les pousse à surmonter les nombreux obstacles qu’ils croiseront durant leur parcours entrepreneurial.

Quelle a été la rencontre la plus marquante ?

Pas évident d’en choisir une ! Beaucoup de rencontres m’ont marqué, je pense notamment à Robin qui nous a gentiment hébergé à San Francisco après avoir vu notre message sur le mur Facebook des Français de SF. On pourrait faire un film sur son histoire ! Il a fait un BTS Electronique en France avant de se rendre compte que ça ne lui plaisait pas du tout. Il s’est ensuite lancé dans l’informatique et est rentré dans une école du web à Paris pour se spécialiser en Web Design. Au bout d’un moment il se lance dans l’élaboration de son portfolio (l’équivalent du « book » pour un mannequin). Il s’enferme alors pendant plus de 3 mois dans sa chambre d’étudiant en banlieue parisienne et commence à re-designer des sites internet comme celui de Mercedes ou d’Allo Ciné, histoire de montrer ce dont il est capable. Une fois son travail achevé, il le partage sur Twitter en disant tout simplement « here is my portfolio, tell me what you think about it ». Il part en suite regarder un match de foot avec un copain, et à son retour il a reçu pas moins de 52 mails. Des mails venant parfois d’entreprises comme Nike, Facebook, Google, Airbnb, Uber… Il est même contacté par une étoile montante du webdesign qui monte son agence à SF et lui propose de le prendre dans son équipe. Aujourd’hui Robin bosse dans une des agences de webdesign les plus demandées de la Silicon Valley et passe la plupart de ses semaines chez Google, Waze, Airbnb, Apple … Le rêve américain existe donc toujours !

Ton meilleur souvenir durant ce voyage ?

C’est très certainement notre toute première interview ! Des mois que l’on attendait ça et enfin ça se concrétisait ! C’était à Los Angeles, Alexandre Mayeux nous recevait chez French Incubateur, une structure spécialisée dans l’accompagnement et l’implantation de startups françaises à LA. On commençait enfin les choses sérieuses !

Le pire ?

Le retour en France haha !

Selon toi, l’élément principal pour créer sa start-up, c’est quoi ?

Comme je le disais plus haut, l’élément principal pour créer sa startup c’est d’être passionné et de croire en ce que tu fais. Sans ça, impossible d’enchainer les nuits blanches et d’encaisser les coups durs qui sont des étapes inévitables quand tu te lances dans l’aventure entrepreneuriale.

On te souhaite quoi pour l’avenir ?

Et bien écoute, un projet à peine bouclé qu’un autre se lance ! Aujourd’hui je suis de retour à l’emlyon et suis en charge de la Grande Emission, une websérie dans laquelle on retrouve de l’entrepreneuriat, de l’actualité, des projets étudiants et des témoignages de personnalités de la région Lyonnaise. On lance notre premier épisode dans environ 1 mois ! Vous pouvez suivre cette nouvelle aventure sur notre page Facebook : Grande Emission (@L2M.GE).

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